Réunion d’information des membres du CHSCT

Réunion d’information des membres du CHSCT

Rédigé le 05 mai 2020


Présents :

  • Les RP des différentes OS
  • DDSIS
  • DMO
  • DRH
  • DSSSM

Questions :

Combien de personnels sont touchés par le COVID, quel est leur suivi, comment se passera leur retour?

Réponse DSSSM : 74 personnes du SDIS touchés par le COVID (38 encore malade et 36 ont déjà repris sans restriction) dont 3 ont été hospitalisé (pas de réanimation). Chaque personnel malade a été suivi par le SSSM et accompagné dans sa reprise.

Quel suivi sur les interventions « suspicion COVID » ?

Réponse DMO : Le suivi des interventions pour suspicion COVID se fait au niveau du CODIS. Les personnels intervenus sont répertoriés et des statistiques sont établies (augmentation ou non, par commune, …)

Pourrait-on avoir le retour si une victime transportée est testée positive ?

Réponse DSSSM : Non pour plusieurs raisons : l’ensemble des malades n’est pas testé, les tests actuels ne sont pas fiables (1 faussement négatif sur 3) et le CHU n’a plus le temps de gérer nos demandes. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il n’y a pas plus d’incidence si la victime est testée positive. Si l’agent n’a pas de symptômes, il peut venir au travail.

Pourquoi ne pas utiliser les agrès type vélo et rameurs s’ils sont espacés ou dans un gymnase avec désinfection obligatoire ?

Réponse DSSSM : Le maintien de la condition physique doit être adapté en période de pandémie. La décision a été prise de limiter les risques de contamination en n’utilisant pas les agrès.

Réponse DDSIS : En cette période, des gens restent enfermés dans de petit appartement dans des conditions compliquées, donc il y a des situations pires en ce moment.

Pourquoi aucun test dans nos rangs ?

Réponse DSSSM : Ce serait une situation sans fin car il faudrait tester le personnel tous les jours avec des tests à la fiabilité douteuse. Il n’y a pas d’intérêt, pour le moment, à tester des personnes non malades.

Les personnels fragiles avec leurs antécédents sont-ils pris en compte ? Du personnel ayant eu un infarctus avec pose de stent encore opérationnel, est-ce normal ?

Réponse DSSSM : Une note de service est sortie avec une liste des pathologies à risque face au COVID suivant les recommandations nationales. Il y va de la responsabilité de chacun de venir se déclarer auprès du SSSM comme personne à risque (une adresse mail dédié a été créée). Actuellement, 23 personnels sont confinés chez eux à cause de leurs pathologies.

Recommandation pour les proximités des personnels dans les véhicules ?

Réponse DMO : Des règles ont été dictées et évoluent suivant les règles nationales. Dans les VSAV, l’équipier peut aller dans la cellule pendant les trajets. Dans les FPT, EPA, le port de la cagoule est préconisé. Il faut absolument éviter le port de masques dans ces engins afin de ne pas griller les stocks pour rien.

Les CIS ont mis en place des mesures barrières, reprises dans la fiche départementale. La prise de température ne pourrait-elle pas se faire à la prise de garde ?

Réponse DSSSM : Il n’est pas utile et pertinent de prendre la température à chaque prise de garde. Si on suit celle logique, il faudrait la prendre chaque heure car elle peut évoluer. Il en va de la responsabilité de chacun de se signaler en cas de symptômes.

Il est demandé un arrêt de climatisation au CTA/CODIS pour éviter de propager le virus ?

Réponse DDSIS : Il ne faut rien inventer, il n’y a, à l’heure actuelle, aucune recommandation nationale en ce sens.

Il est demandé le nettoyage 2 fois par jours des locaux par l’ensemble du personnel du CAT/CODIS ?

Réponse DSSSM : C’est une mesure de bon sens. Tout le matériel nécessaire est mis à disposition des personnels. Les responsables ne sont pas au courant de cette volonté.

Il est demandé de s’équiper du kit bio en cas de victime en ACR. Afin de ne pas perdre trop de temps, l’équipier ne devrait pas s’équiper en cours d’acheminement avec une conduite préventive afin de faire l’abordage protégé ?

Réponse DSSSM : Je ne crois pas trop à la conduite préventive dans ces cas-là. Il ne faudrait pas blesser le personnel. Il est laissé à l’appréciation du chef d’agrès le moment de s’équiper.

Est-il envisagé que les infirmiers professionnels puissent prendre les piquets VLI (car peu d’intervention), car ils ne sont pas confrontés à la population contrairement aux infirmiers volontaires qui, pour la plupart, arrivent soit de l’hôpital, ou infirmiers libéraux ?

Réponse DSSSM : Les infirmiers volontaires ne sont pas plus dangereux. S’ils n’ont pas de symptômes et que les mesures barrières sont respectées, il n’y a pas de risque.

Pourquoi avoir interdit le port du masque à une personne au CTA/CODIS ?

Réponse DSSSM : Cela n’a pas de sens. Si la personne n’a pas de symptômes, il n’y a pas d’intérêt à mettre un masque surtout chirurgical. Il a été expliqué à cette personne les raisons et celle-ci l’a retiré d’elle-même.

Etat des stocks de matériels de protection ?

Réponse DSSSM : Pour l’instant, les stocks sont bons et n’ont pas beaucoup évolué, nous avons de quoi tenir 1,5 à 2 mois de COVID intense (actuellement seulement 10% de nos interventions). Il faut veiller à maintenir ces stocks le plus longtemps possible. Je crains, malheureusement, une épidémie qui dure dans le temps. Nous continuons à essayer de nous fournir en tenue type 6.

Les masques FFP2 bec de canard ont été remplacé par un masque coque (considéré comme masque chirurgical) dans les kits bio (version 7 de la note COVID). Pourquoi avoir changer la composition de ces kits ?

Réponse SSSM : Les masques coques sont des masques FFP2 périmés depuis plus de 10 ans. C’est pour cela que nous les utilisions dans un premier temps comme des masques chirurgicaux. Nous les avons fait analyser par une société extérieure pour vérifier si leurs capacités de filtration ont été altérés avec le temps. Il s’avère que non, donc dans le prochaine note (V8) il sera indiqué d’utiliser les masques à coques comme des masques FFP2 classique (bec de canard). Du coup, pour ne pas non plus griller nos stocks, dans la V8, il sera demandé d’équiper toutes les victimes avec des masques chirurgicaux. Il est difficile, actuellement, de commander des masques FFP2 car ils sont tous réquisitionnés par l’état.

Est-il envisagé de nous équiper en masque réutilisable ?

Réponse DSSSM : Nous avons déjà anticipé et commandé un nombre important de masques réutilisables mais les délais de livraison peuvent être long. Sur leur utilisation, nous suivrons les recommandations nationales.

Les CIS non dotés de lave-linge vont-ils l’être ?

Réponse DMO : Oui en partie. 15 CIS sont déjà équipés, 15 autres vont l’être prochainement.

Existe-t-il des blouses type 5/6 qui descende en dessous des genoux, qui semble plus rapide à mettre en œuvre ?

Réponse DSSSM : Oui mais elle ne protège pas autant. Il a été décidé de garder un moyen de protection supérieur à la réglementation. Elles pourront, comme ça, être utilisé pour d’autres formes de virus.

Le DDSIS du Val d’Oise a décidé que tout agent (SPP, SPV, PATS) ayant été présent physiquement sur un site d’établissement depuis le 17 mars sera reconnu en accident de service s’il contracte ou a contracté le COVID 19. Quelle est votre position par rapport à cela ?

Réponse DDSIS : Je n’ai pas à commenté le choix du DDSIS. Une règle doit être décidé par l’état et non par chaque DDSIS.

Réponse DRH : Cela ne peut être déclaré en accident de service mais en maladie professionnelle qui doit donc passé par une commission de réforme. Nous suivons, dans l’ensemble, l’avis des commissions de réformes.

Il a été décidé par les RP de Sud de ne pas questionner le DSSSM sur le remplacement des thermomètres infrarouge dans la crainte de se voir, encore, fournir un matériel, dans l’urgence, de faible qualité. Nous restons, pour le moment, sur le thermomètre axillaire dans l’attente d’une vraie étude (elle est en cours par SUD) sur le choix d’un type de thermomètre (frontal, auriculaire, …) avec des tests de comparaison.

Fin de réunion 16h